Alain Bernard

La belle petite musique d’Alain Bernard

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Le Figaro

Aux Déchargeurs, à Paris, le pianiste offre une joyeuse master class sur les musiques de films dans Piano Paradiso.

Alain Bernard interprète, toujours au piano, un show plus personnel mais toujours aussi drôle. © SHERIF SCOURI - le Figaro

C’est la faute d’Ennio Morricone, tout ça ! Alain Bernard est devenu un fondu des musiques de films après avoir vu Le Casse et Le Clan des Siciliens d’Henri Verneuil. Puis tant d’autres de Sergio Leone, notamment. « Ça a été la révélation », confie-t-il dans son nouveau spectacle, Piano Paradiso , créé au Festival d’Avignon. Ce Parisien d’origine nous avait déjà charmés avec Piano Rigoletto en 2012, une désopilante leçon sur l’histoire de la musique.

Là, il interprète toujours au piano un « show » plus personnel, mais toujours aussi drôle. L’histoire de sa vie, de ses rêves de compositeur, des téléfilms et films qu’il a mis en musique (Disco, de Fabien Onteniente, 2008), des publicités dédiées à une certaine marque de rillettes qu’il a vantée et de ses emplois dans des bars ou sur des bateaux. Avec force jeux de mots façon Raymond Devos.

Disque d’or

Alain Bernard partage donc sa passion pour les grands compositeurs de films divers : Le vieux fusil (François de Roubaix), les Choses de la vie (Philippe Sarde), Titanic (James Horner),... On a droit à un peu de questions-réponses, le pianiste virtuose apprend en divertissant. Il se promène sur le plateau entre son instrument de musique préféré et un clavier Casio Privia P-350 MBK.

Ses fidèles retrouveront les arabesques de Claude Debussy et la déclinaison des chanteurs appelés Michel (Berger, Polnareff,...).

Son metteur en scène Gil Galliot connait la musique.
Il a dirigé Duel opus 3, les Les Fils Monkey et Josiane Pinson, et offre une grande marge de liberté à Alain Bernard. "Le temps d’une confession légère et loufoque, il tente ds’allier le désir et le réel" résume celui dont le travail a consisté autant « à voir qu’à entendre ».

Alain Bernard est un enfant de la balle. Son père était décorateur de théâtre, musicien et auteur de chansons, notamment pour Bourvil.
Sa mère qui a élevé 5 enfants, était assistante sociale et violoniste à ses heures.

Après une maîtrise de droit, leur rejeton au regard malicieux a fait ses premières gammes comme acteur de théâtre de Bouvard.

Pendant 5 ans complice de l’humoriste Smaïn, il a également été chroniqueur pour la radio Rire et Chansons
.
Avec le compositeur Patrick Lemaître, Alain Bernard peut s’enorgueillir d’avoir décroché un disque d’or pour Les Chemins de ma maison de la jeune Céline Dion en 1983.


Article publié le jeudi 25 octobre 2018