Alain Bernard

Piano Paradiso

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Ça commence bien : d’entrée jeu, la musique du film Le mépris – de Georges Delerue -, histoire de plomber un peu l’ambiance, certes sublime BO mais néanmoins un tantinet pesante !

Ne vous en étonnez surtout pas, c’est la manière avec laquelle Alain Bernard a décidé de présenter son nouveau spectacle musical/hommage humoristique Piano Paradiso, 6 ans après les débuts de Piano rigoletto qu’il a joué plus de 400 fois !

Il est toujours question de son instrument de prédilection qu’il utilise souvent à fort bon escient, ainsi que de son parcours « historique » voire « initiatique » et même « expérimental » dit aussi du combattant mis en scène par Gil Galliot, entre prof à la main parfois leste, premières compositions plus ou moins « honorifiques » pour la pub et dérapages impeccablement contrôlés en guise de pianiste de bars. D’ailleurs, sans être nullement péjoratif, l’homme a de la bouteille pour avoir notamment été l’accompagnant musical de Smaïn en représentations et cela pendant de très nombreuses années. De quoi se forger une réputation vraiment à toute épreuve !

Et il nous le prouve tout en dextérité assumée et non-dissimulée, passant allègrement du classique – et de ces grands maîtres tels Chopin, Fauré ou Debussy – aux fameux compositeurs de musique de films, génériques et séries télévisées compris, qu’il vénère – et respecte - avec une bonne humeur affichée pour ne pas dire un enthousiasme évident durant 1h15. Et ça se voit à sa bonhomie souriante et espiègle, limite farfelue et goguenarde ! Sans jamais « massacrer » ses pairs quel qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, cet artiste fantaisiste émérite a de la ressource – il met des notes sur des émotions - et sait s’en servir allègrement pour notre plus grand bonheur...

C.LB
Source sortiz.com


Article publié le mardi 27 novembre 2018